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La maternité a bouleversé mes relations amicales

L’arrivée d’un bébé a des répercussions dans tous les domaines de notre vie. Forcément, la vie sociale en prend un coup, surtout la première année, et les relations amicales s’en trouvent modifiées. Comme toutes les nouvelles mamans, j’ai vécu ce bouleversement à la naissance de bébé Chouquette. Après l’accouchement, entourée d’amis sans enfants (et qui souvent n’en veulent pas), difficile de leur faire comprendre ce grand changement qu’est la maternité !

D’un côté, il y a l’incompréhension. Celle des amis qui, n’étant pas passés par là, ont du mal à comprendre vraiment ce qu’on vit. Bien sûr, ils le savent théoriquement. Les premiers mois, les nuits sans sommeil, les couches à changer, les pleurs, les biberons, tout ça, ils connaissent et ont d’ailleurs souvent un avis arrêté sur plein de sujets. Ils ont tous un neveu ou une nièce dont ils s’occupent beaucoup (même s’ils n’ont changé qu’une couche en six mois) et du coup se croient parfaitement aptes à donner leur opinion sur comment on s’occupe d’un bébé. Vous sentez mon agacement ?

Bref, au-delà de ces jugements à l’emporte-pièce, il y a un manque de compassion. Et comment leur en vouloir ! Ils ne sont simplement plus sur la même longueur d’ondes que nous. Ils se sentent aussi exclus de la relation fusionnelle maman-bébé, surtout les premières semaines. Le problème, c’est quand les amis ne supportent plus aucune anecdote sur le nouveau-né et s’étendent longuement sur la pression qui repose sur leurs frêles épaules d’adultes sans enfant.

De l’autre côté, pour les jeunes parents, il y a de la frustration. Celle de ne pas pouvoir s’émerveiller béatement sur son premier enfant auprès de ses amis, et celle de ne pas être entourée quand on n’a pas le moral et qu’on pense être la pire mère de l’univers. Pour ne pas déranger, on se tait, on s’efface, on écoute ses amis raconter leur dernier road-trip en Espagne. Et on finit par en avoir marre de ne pas pouvoir être soi. Car oui, tant pis pour les autres, notre rôle maternel est désormais une part de nous ! Même si, faut pas croire, on aimerait bien parfois profiter d’une soirée avec cocktails à foison comme avant.

De plus, en tant que nouveaux parents, on peut avoir besoin de conseils (bienveillants) et du regard de ceux qui sont déjà passés par là. Notre vie est désormais remplie de sujets comme l’allaitement maternel, les rendez-vous chez le pédiatre, le choix de la poussette ou du porte-bébé, les jouets 1er âge… L’univers des bébés, c’est notre quotidien et on aimerait le partager avec d’autres jeunes mamans. Et, forcément, on recevra moins bien les grandes leçons d’éducation venant de ceux qui n’ont pas vécu la parentalité.

Avec les amis, il y a deux options. Le mieux, c’est quand chacun fait un pas vers l’autre. On essaie de ne pas monopoliser la parole autour de la parentalité. En contrepartie l’ami fait l’effort d’écouter des anecdotes sur votre bébé et de compatir à vos doutes et vos chagrins. Et si un jour l’ami se retrouve père ou mère à son tour, il sera content d’avoir une oreille attentive (et expérimentée) à disposition !

Malheureusement, cela ne se passe pas toujours de manière apaisée. C’est ce qui m’est arrivée avec ma meilleure amie. Un an après la naissance de Chouquette, notre amitié était devenue une impasse. Jalousie de son côté, manque d’empathie du mien, jusqu’au jour où tout a explosé ! C’est triste, bien sûr, mais au fond, ce n’est pas plus mal. Je me suis aperçue que c’est même une situation fréquente quand on devient parent, ce qui aide à déculpabiliser. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas que la petite enfance est une étape particulière dans la vie des parents. Et cela m’a donné l’occasion d’aller vers de nouvelles personnes que j’avais négligées jusque-là. Bien m’en a pris !


Et vous, de quelle manière votre maternité a modifié vos relations amicales ?

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